Expérimentation : Explorer la sculpture suspendue en rotation
Des nouvelles de l’atelier
Dans mon atelier, une sculpture en suspension attend son évolution, je vous la montre en l’état. Elle est faite pour tourner sur elle-même au gré des courants d’airs.
J’ai assez hâte de continuer cette expérimentation, mais la session peinture pour les futures expositions prime en ce moment.
Mon processus créatif : Défier la gravité
Ne pouvant utiliser de l’argile en raison de son poids et des contraintes de cuisson , j’ai dû chercher une alternative.
C’est ainsi que je me suis lancée dans l’expérimentation de pâtes « à modeler » maison qui sèchent à l’air libre, ainsi que du papier mâché. J’aime privilégier des matériaux simples, en recyclant autant que possible, car c’est un geste important pour la planète.
Trouver le bon dosage pour cette pâte de surface est un véritable défi, souvent ponctué de phases d’échec. Mais, en réalité, ce sont ces défis qui nourrissent ma pratique et m’aident à avancer, chaque expérimentation étant une occasion d’apprendre et de progresser.
Cette dernière recette semble prometteuse : la texture au toucher me rappelle presque l’argile cuite, avec une surface dure et lisse. Une fissure est apparue (réparable), probablement à cause de la structure elle-même. Cela sera une piste d’amélioration pour ma prochaine sculpture.
Pour consigner mes découvertes, j’ai pris l’habitude de tenir un journal de bord. J’y note tous mes tests pour affiner ma pratique, mes recettes et techniques au fil du temps.
Les ailes en numérique
Pour créer les ailes, j’ai choisi de passer par la peinture numérique. J’utilise une vieille tablette graphique – toujours performante après plus de 15 ans – et le logiciel libre GIMP, similaire à Photoshop.
Même si je suis une adepte des procédés traditionnels, la technologie moderne ouvre un champ d’expérimentations inouï. Lorsque je teste mes nouvelles idées, perdre mes efforts créatifs à cause d’un souci technique serait décourageant (je parle en connaissance de cause !).
Grâce à ce procédé numérique, je peux imprimer une nouvelle version papier des ailes sans crainte de gâcher l’ensemble, je peux aussi me lâcher d’avantage lors de mes expériences (et ça, c’est essentiel !).
Bien qu’elles soient imprimées, je n’hésite jamais à ajouter des détails supplémentaires sur ce « support papier », dans une phase ultérieure en utilisant d’autres médiums,. Parfois j’utilise aussi du papier de riz, mais je t’en parlerai une autre fois.
Évidemment, pour des raisons évidentes de contrainte de timing, il est crucial de pouvoir expérimenter sans craindre de perdre mes efforts créatifs précédents en raison d’un problème de montage par exemple. C’est pour cela que je peux réimprimer une nouvelle version des ailes et continuer sans stress.
Cette sculpture nécessite un montage précis pour que les ailes s’intègrent parfaitement à la structure, tout en garantissant leur solidité. L’anticipation de cette étape est essentielle dès la conception de la structure globale. Trouver le bon procédé n’est pas toujours simple, mais c’est un défi que j’apprécie particulièrement.
« Suspendre la matière, c’est donner corps à un rêve qui défie la gravité. »
Cette expérimentation n’en est qu’à ses débuts, mais chaque étape me rapproche un peu plus de l’équilibre subtil entre contrainte technique et sculpture suspendue.
De plus modeler en « suspension » est un exercice fascinant et très différent du travail avec l’argile, car j’ai notamment la possibilité d »utiliser une structure interne en métal. Cela m’ouvre de nouvelles perspectives, notamment aériennes et me permet d’explorer des procédés de réalisation qui n’ont pas de limites. Ce sont justement ces possibilités infinies de découverte et de liberté que j’adore !
À l’avenir, je pourrai créer d’autres sculptures en trouvant les procédés et matériaux idéaux pour chaque projet.


